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    Concert Chant & Orgue

    dimanche 1er Octobre 2017 à 16h

    à la Collégiale de Montereau

     

      

    Armelle DEBOS CABRAL  -  Soprane

    Benjamin PRAS  -  Orgue

     

     Œuvres de Purcell, Britten, Ravel, Mendelssohn ...

      

    entrée libre 

     

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  • michel.f.baudry@orange.fr

    Michel Baudry 3bis quai des Noues

    77130 Montereau-fault-yonne

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  • L'association organise des visites de la collégiale Notre-Dame et Saint-Loup

    de Montereau.

    Contact : Michel Baudry - tel. 06 81 64 55 05

                                     - email.  michel.f.baudry@orange.fr

     

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  • Les relevés ont été effectués en février 2012

     

    Les premiers croquis et esquisses furent présentés en Mars 2012

    L'avant projet a été arrêté en mars 2015.

     

    PRINCIPES DU PROJET

    La proposition de tribune et d’orgue pour cet avant projet repose sur plusieurs principes : 

    - L’orgue sera d’inspiration esthétique d’Allemagne du Sud, Autriche, fin du XVIIIe siècle, début du XIXe siècle, de 25 jeux sur deux 

    claviers et pédales.

    En effet, on trouve peu d’orgues présentant ces spécificités sonores en Île-de-france. (voire l’étude de Monsieur Roland Galtier, technicien-conseil agréé pour les orgues, jointe à ce dossier) 

    - On propose donc un orgue reprenant une forme adaptée aux sonorités, tout en lui donnant un traitement actuel pour ce qui est 

    de l’ornementation. La forme sera le reflet des jeux et mécanismes qu’elle abrite et les motifs déployés sur le buffet permettront 

    d’accrocher la lumière mettant en valeur les volumes de l’orgue. 

    - On réutilisera l’escalier de la tour Sud du massif occidental qui servait probablement à desservir la tribune d’orgue. Aussi, 

    cette dernière sera reliée à la porte existante par une passerelle. Une légère modification d’une marche de l’escalier en vis sera 

    nécessaire. La passerelle pourra aussi être contreventée par des câbles depuis la voûte de la tour Sud. 

    - La tribune d’orgue, constituée en profilés métalliques en forme de U, forgés et teintés avec une bronzine leur donnant un aspect 

    “vieux bronze doré”, sera auto-stable, suivant l’étude du BET structure Unanime (Nicolas Cheval), spécialiste des structures 

    dans les Monuments Historiques. L’ensemble sera fondé par micropieux dans la fenêtre des fondations profondes de la tour. 

    - L’orgue ne touchera pas le mur occidental permettant de percevoir l’histoire des reprises de construction et ses modifications 

    associées. 

    - Un espace sera aménagé près de l’organiste afin de permettre la présence d’un soliste vocal et d’un soliste instrumental (flutte, 

    trompette, ...) 

    - L’ensemble tribune / orgue sera composé de deux matériaux visibles : le métal et le bois. Le bois étant du chêne clair, il 

    constituera le buffet d’orgue et le parquet de la tribune et de la passerelle. Il vibrera au contact du métal qui, comme les arcs, 

    a un aspect de bronze doré apportant la richesse nécessaire à un tel ouvrage dans un monument historique. On retrouvera le 

    métal dans le garde-corps mais aussi dans l’application de tissés métalliques en sous face de la tribune, dans la partie centrale 

    de l’orgue et du garde-corps pour masquer l’organiste et les solistes depuis la nef. Ce tissé permettra à la fois de dissimuler 

    tout en laissant percevoir la structure en sous-face, les tuyaux pour le volume central de l’orgue et les silhouettes pour la partie 

    centrale du garde corps. 

     

     

     

     

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  • Un trésor caché !

    Le tableau de la Sainte Famille situé dans la chapelle Saint Louis de la collégiale a livré son secret. Ce tableau qui était considéré comme ayant peu d’intérêt,  daté du XIXe siècle, voire du XXe, s’est révélé être bien plus ancien.

    Lors de la remise en état de cette toile dégradée par un incendie en 2009, la restauratrice Marie Parant-Andaloro constate que ce tableau avait déjà subi une restauration maladroite et que sous le vernis l’original date du XVIIe siècle. Elle fut donc restaurée telle qu’elle fut peinte il y a 4 siècles. Le tableau reprendra prochainement sa place dans la collégiale.

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  • L’association « Les Amis de la Collégiale Notre-Dame et Saint-Loup de Montereau » , déclarée au J.O. du 9 août 1997, a pour objectif principal de reconstruire  une tribune et de remonter  un nouvel orgue.

    Plus généralement elle intervient sur tout ce qui contribue à la mise en valeur, à la protection et à la restauration de la collégiale de Montereau.

    C’est ainsi que l’association a deux réalisations à son actif :

    -       En 2004 le déplacement de l’orgue existant du fond du chœur vers une chapelle latérale sud.

    -       En 2005  la remise dans le chœur de l’autel d’époque régence (1723) qui avait été relégué  et abandonné dans la chapelle sud de l’abside. Ce très bel autel a été inscrit en date du 16 décembre 2009.

    Nous organisons également des concerts afin de mettre en valeur l’orgue et son répertoire.

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  • CRÉATION D’UN ORGUE POUR LA COLLÉGIALE NOTRE-DAME ET SAINT-LOUP DE MONTEREAU-FAULT-YONNE

    classé au titre des monuments historiques (1908)

    mars 2015      

     

     

    Plan de la page

    La Collégiale Notre-Dame et Saint-Loup

    La Genése du projet

    Notre-Dame et Saint Loup : Les ambiances

    Relevé

    Nouvelle proposition

    Principes du projet

    Étude statique

    Étude architecte

    Vues perspectives

     

    LA COLLÉGIALE NOTRE-DAME ET SAINT-LOUP

    La ville de Montereau-fault-Yonne se situe au confluent de la Seine et de l’Yonne. Elle a été le théâtre de nombreuses installations religieuses dont la Collégiale est l’un des rares vestiges. En effet, elle a été fondée en 1195 par l’archevêque de Sens, Michel de Corbeil, pour accueillir un chapitre de neuf chanoines. L’édifice que nous voyons aujourd’hui, est le fruit d’une évolution qui s’est faite dans un temps long de plusieurs siècles. Débutée au XIIIe siècle par son abside, un premier portail et sa tour nord, elle est principalement bâtie au XVe siècle. Elle prend alors sa composition actuelle : une nef à cinq vaisseaux (une nef centrale et des doubles bas-côtés au Nord et au Sud) qui se développent sur six travées qui se répartissent ainsi : une avant-nef ou narthex, quatre travées dans la nef et une abside à pans coupés et à déambulatoire à trois chapelles rayonnantes. C’est aussi au XVe siècle que la Collégiale est dotée d’un massif occidental à deux tours. Au XvIe siècle, le portail de ce massif occidental ainsi que la rose qui le surplombe sont remis au goût du jour. Au XvIIe siècle, ce sont les voûtes qui sont remplacées par un plafond en bois en forme de berceau. Le XvIIIe siècle, après des campagnes de travaux de reprises ayant un impact mineur sur l’aspect de l’édifice, la Révolution française frappe la Collégiale, en particulier en 1793. Les révolutionnaires buchent le tympan du jugement Dernier qui orne le portail ainsi que les armoiries présentes dans la Collégiale. Ils pillent également les œuvres d’art, en particulier les sculptures. Au XIXe siècle, la Collégiale est restaurée pour être rendu au culte. En péril, elle est inscrite sur la première liste de Monuments Historiques de 1840.

    En 1940, elle subit de nouveaux dommages importants, suite aux bombardements du pont de Montereau les 14 et 15 juin 1940. Les toitures et les voûtes s’effondrent, l’orgue en dessous est alors gravement endommagé et désormais hors d’usage.

    LA GENESE DU PROJET

    Il s’agit donc de présenter une proposition pour remettre en place un orgue dans la Collégiale de Montereau-fault-Yonne. L’association des amis de la Collégiale Notre-Dame et Saint-Loup est en charge de ce projet avec l’approbation de Monsieur le maire, Monsieur Yves Jégo. Il a été décidé qu’une tribune supportant l’orgue devrait prendre place dans la première travée de la nef, c’est à dire à son emplacement d’origine qui est idéal pour la diffusion du son.

    Cependant, un certain nombre de risques avaient été pointés dès le début de cette étude notamment par l’Architecte en Chef des Monuments Historiques, Pierre-André Lablaude, concernant la fragilité du mur occidental qui a été restauré récemment par son confrère Jacques Moulin. On a donc opté pour une structure auto-portante qui n’interfère en rien avec la structure de l’édifice. L’emplacement présente également un risque archéologique certain du fait de la coutume de se faire enterrer au droit de l’entrée pour y être «piétiné». Des sondages archéologiques seront peut-être nécessaires. De même des sondages permettant d’identifier la nature du sol ainsi que les massifs de fondations doivent être réalisés.

     

    NOTRE-DAME ET SAINT LOUP : LES AMBIANCES

     

    A l’extérieur, donnant sur un parvis, la façade occidentale de la Collégiale se dresse, monumentale. 

     

    Les portes ouvertes font pénétrer une lumière crue dans la nef...

    ... source de contraste dans la lumonisité diaphane de l’intérieur de la Collégiale Notre-Dame et Saint-Loup.

    RELEVÉ

    ELEVATION INTERIEURE

    COUPE

    PRINCIPES DU PROJET

    La proposition de tribune et d’orgue pour cet avant projet repose sur plusieurs principes :

    - L’orgue sera d’inspiration esthétique d’Allemagne du Sud, Autriche, fin du XvIIIe siècle, début du XIXe siècle, de 25 jeux sur deux claviers et pédales, imposée par l’Association Régionale d’Information et d’Action Musicales d’Ile-de-france. En effet, on trouve peu d’orgues présentant ces spécificités sonores en Ile-de-France. (voire l’étude de Monsieur Roland Galtier, technicien-conseil agréé pour les orgues, jointe à ce dossier)

    - On propose donc un orgue reprenant une forme adaptée aux sonorités, tout en lui donnant un traitement actuel pour ce qui est de l’ornementation. La forme sera le reflet des jeux et mécanismes qu’elle abrite et les motifs déployés sur le buffet permettront d’accrocher la lumière mettant en valeur les volumes de l’orgue.

    - On réutilisera l’escalier de la tour Sud du massif occidental qui servait probablement à desservir la tribune d’orgue. Aussi, cette dernière sera reliée à la porte existante par une passerelle. Une légère modification d’une marche de l’escalier en vis sera nécessaire. La passerelle pourra aussi être contreventée par des câbles depuis la voûte de la tour Sud.

    - La tribune d’orgue, constituée en profilés métalliques en forme de U, forgés et teintés avec une bronzine leur donnant un aspect “vieux bronze doré”, sera auto-stable, suivant l’étude du bET structure Unanime (Nicolas Cheval), spécialiste des structures dans les Monuments Historiques. L’ensemble sera fondé par micropieux dans la fenêtre des fondations profondes de la tour.

    - L’orgue ne touchera pas le mur occidental permettant de percevoir l’histoire des reprises de construction et ses modifications associées.

    - Un espace sera aménagé près de l’organiste afin de permettre la présence d’un soliste voix et d’un soliste instrumental (flûte, trompette, ...)

    - L’ensemble tribune / orgue sera composé de deux matériaux visibles : le métal et le bois. Le bois étant du chêne clair, il constituera le buffet d’orgue et le parquet de la tribune et de la passerelle. Il vibrera au contact du métal qui, comme les arcs, a un aspect de bronze doré apportant la richesse nécessaire à un tel ouvrage dans un monument historique. On retrouvera le métal dans le garde-corps mais aussi dans l’application de tissés métalliques en sous face de la tribune, dans la partie centrale de l’orgue et du garde-corps pour masquer l’organiste et les solistes depuis la nef. Ce tissé permettra à la fois de dissimuler tout en laissant percevoir la structure en sous-face, les tuyaux pour le volume central de l’orgue et les silhouettes pour la partie centrale du garde corps.

    ELEVATION INTERIEURE

    COUPE

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  • RECONSTRUCTION DE L’ORGUE

    Avant projet de l'orgue

     

    Roland Galtier

    Technicien-conseil agréé

     

    Architecte du projet d’orgue :

    Mr Jean Paul MAUDUIT

    Architecte du patrimoine

    2 rue Traversière 92140 CLAMART

    Plan de la page

    L’orgue futur

    L’édifice  

    Une tribune à créer  

    Utilisation de l’orgue actuel  

    Le Projet d’orgue  4

    Composition proposée  

    Claviers  

    Buffet  

    Disposition intérieure  

    Alimentation  

    Sommiers  

    Mécanique des notes  

    Mécanique des jeux  

    Estimation sommaire des travaux à effectuer

    Planches

    L’ORGUE FUTUR

    L’édifice

    La collégiale Notre-Dame et Saint-Loup est un très bel édifice datant de la fin du Gothique et de la Renaissance, les dimensions en sont vastes : longueur intérieure de 40,60m, largeur totale de 28,27 m (dont 7,54 m pour la nef centrale, à l’intérieur des piles), hauteur de la nef centrale de 21 m (21,23 m au point le plus haut des voûtains, 20,95 m aux clés de voûte).

    Précédé par un portail monumental encadré de deux tours massives, l’édifice comporte 5 travées et une abside, la nef centrale étant entourée de bas-côtés reliés par un déambulatoire. L’abside et les 4 premières travées sont bordées de chapelles, qui communiquent entre elles (sauf les trois dans l’axe de l’abside), ce qui donne l’impression d’un édifice à 5 nefs. La hauteur sous voûte dans les bas-côtés et le déambulatoire est de 8,72 (aux clés de voûte, elle peut aller jusqu’à 9,08 m sous les voûtains).

    L’édifice

     

    Cet édifice est vaste par ses dimensions, il l’est par l’ampleur et la majesté de son architecture. L’élévation est à deux étages, libérant de grandes ouvertures vers les bas-côtés (hauteur de l’ouverture de l’arc : 8,45 m), la compensation des pentes des toits sur les bas-côté n’est pas obtenue par un étage de triforium, mais simplement par l’obturation des parties basses des fenêtres hautes : parti inhabituel, qui constitue l’originalité de ce bel édifice.

    L’acoustique, dans cet ensemble à dominante minérale, aurait pu être beaucoup trop réverbérante, touffue et confuse : il n’en est rien. La réverbération des sons émis dans la nef centrale est généreuse, ample, mais sans temps de réverbération excessif, sans écho ni autre effet perturbateur. En revanche, les mêmes sons émis depuis les bas-côtés ne se répandent pas aussi bien, restent « petits » et sans ampleur. L’orgue actuel est donc incontestablement mal placé (il devait sonner beaucoup mieux lorsqu’il était au fond du chœur).

    Une tribune à créer

    La nef étant la partie de l’édifice la plus favorable pour la bonne émission sonore d’un orgue, la place la plus naturelle est le revers de la muraille occidentale, vaste paroi non occupée, si ce n’est, en partie basse, par les grandes portes, et en partie haute, par la grande verrière (dont le diamètre a été rétréci à une époque ancienne). Entre deux, il reste un mur lisse et vide, de 7,50 m de large par autant de hauteur, zone délimitée par deux corniches.

    La travée occidentale est encadrée par les tours de la façade (ce qui explique qu’il n’y ait pas de chapelles latérales au droit de cette travée). Le pilier nord, de section rectangulaire, est particulièrement saillant. Le pilier sud, multilobé, est dans l’alignement des autres piliers de la nef, mais il a subi des contraintes des charges de la tour sud, il est déformé, et a fait l’objet de renfort sous forme de cerclages métalliques. Un corbeau en pierres prend appui sur ce pilier, à 4,95 m au dessus du sol de la nef. Ce corbeau venait autrefois, en avant du garde- corps de la tribune.

    C’est donc en avant du mur occidental que l’orgue doit prendre place, à mi hauteur. Il faut une tribune pour le supporter, et un accès à cette tribune.

    Utilisation de l’orgue actuel

    Dans l’Esquisse (septembre 2007), nous avions évalué les possibilités offertes par l’orgue actuel, et nos conclusions allaient en direction de la mise en vente de celui-ci. En effet, il s’agit d’un instrument cohérent, qui mérite d’être conservé comme il est. La ré-utilisation d’éléments de l’orgue actuel dans l’orgue en projet serait de peu d’intérêt, et aurait pour inconvénient de détruire cet orgue, qui pourrait très bien faire le bonheur d’un autre édifice, moins vaste que la collégiale de Montereau. La vente pourrait soit être proposée directement à un acquéreur (commune, paroisse), soit venir en déduction du marché de construction de l’orgue futur. Il est toutefois probable que cette deuxième solution soit moins intéressante sur le plan financier.

     

    LE PROJET D’ORGUE

    L’orientation décidée pour le nouvel orgue est celle d’un instrument d’esthétique inspirée des instruments d’Allemagne du Sud et d’Autriche, de la fin du 18e siècle, et du début du 19e siècle. Cet orgue pourrait avoir environ 25 jeux, sur deux claviers et pédale.

    Ce choix esthétique a été formulé en considération de «l’environnement orga- nistique » : il n’existe pas beaucoup d’orgues de ce style en France (beaucoup de créations récentes étant plus orientées vers l’Allemagne du Nord, ou l’Allemagne centrale). Les orgues situés autour de Montereau sont pour la plupart d’esthétique classique française (Nemours, Château de Fontainebleau, cathédrale de Sens), ou plus ancienne (Moret-sur-Loing), ou encore romantique française (Cavaillé-Coll de Notre-Dame de Melun). Les projets en cours visent d’autres esthétiques (romantique français à Bourron-Marlotte, gros instrument polyvalent à Melun).

    Il s’agit d’une simple orientation esthétique, et en aucun cas de réaliser une copie stricte. L’orgue devra pouvoir être utilisé pour le culte, pour la pédagogie (classe d’orgue de l’Ecole de musique), et pour des concerts et des enregistrements. Le répertoire jouable sur cet orgue sera bien entendu celui d’Allemagne du Sud et Autriche à la période considérée (Mozart, Haydn, Albrechtberger, Beethoven, et autres auteurs à découvrir, en France au moins), mais sans limitation : l’orgue devra pouvoir également mettre en valeur d’autres répertoires, classiques, mais également contemporain. Son utilisation pédagogique impose que les étendues des claviers et pédalier puissent accueillir tout le répertoire (au moins à titre d’exercice), soit 56 notes aux manuels et 32 notes à la pédale. Il est aussi souhaitable que la présentation de jeu ne soit pas « déroutante », et dans toute la mesure du possible, conforme aux standards actuels : cotes des claviers et pédalier modernes, accouplements et tirasses commandés par pédales...

    La transmission se devra d’être mécanique directe pour les notes, la plus souple et la plus précise possible, le type d’orgue permet de recourir à une mécanique suspendue. Pour le tirage de jeux, un tirage mécanique a la préférence localement, même s’il ne permet pas d’installer un combinateur.

    Dans le vaste territoire qui s’étend du Wurtemberg au Burgenland, les orgues datant de la seconde moitié du 18e siècle et de la première moitié du 19e siècle ont une certaine unité, mais également une diversité, qu’on soit dans le Sud de l’Allemagne (Wurtemberg et Bavière), au Nord de la Suisse (lac de Constance), en Voralberg, Tyrol, région de Salzbourg, Haute-Autriche, Basse-Autriche, région de Vienne ou enfin Styrie et Burgenland.

    Les orgues de Wurtemberg ou de Bavière les plus connus sont trop extravagants pour pouvoir fournir une définition esthétiques : œuvres des facteurs Riepp, Gabler ou Holzhey à Ottobeuren, Weingarten ou Rot-an-der-Rot. Sans doute les instruments issus de l’école de facture de Passau (plusieurs ateliers actifs aux 17e et 18e siècle) étaient-ils plus modestes, si l’on excepte le monstre du Dom de Passau (dont il ne reste que le buffet). Plus on s’avance vers l’Est, plus l’influence germanique cède le pas à celle de l’Italie, ce qui est sensible dans la facture de A. Mooser en Suisse, ou dans diverses réalisations (dont beaucoup sont conser- vées et restaurées) dans la région du Tyrol et à Salzbourg. Plus on continue vers l’Est, moins les jeux d’anches sont présents, pour devenir complètement absents de plusieurs orgues de Styrie et du Burgenland (mais nous sommes au-delà des frontières avec l’Italie, puisque proche de la Slovénie et de la Hongrie). La famille Egedacher, facteurs d’orgues de Passau, fait le lien entre la Bavière et l’Autriche (orgues à Salzbourg). Parmi les facteurs d’orgues les plus actifs en Autriche à la période considérée, notons la famille Rumel (d’origine bavaroise, installée à Linz), le facteur Hencke, Gottfried Sonnholz (tous deux à Vienne), le plus actif semble être Franz-Xaver Christoph, qui a laissé beaucoup d’orgues à Vienne, la famille

     

    Schwarz a marqué de son empreinte les orgues de Styrie, ainsi que Franz Mitterreither. Il faut aussi mentionner, en Basse-Autriche, la famille Vymola, et le personnage d’Ignaz Kober (1755-1813), facteur d’orgues et de piano-forte, ce dernier, originaire de Moravie (Olmütz), travailla comme compagnon de Franz-Xaver Christoph, il devient bourgeois de Vienne en 1785, et obtient le titre de facteur d’orgue de la Cour en 1800. Il a construit les instruments de Heiligenkreuz (52 jeux sur deux claviers et pédalier, 1804), Vienne-Schottekirche (45 jeux), Neustadt, Mannersdorf (Burgenland). L’orgue d’Heiligenkreuz a été joué par Schubert en 1828, et par Brückner en 1889. Schubert a composé à Heiligenkreuz sa Fugue en mi mineur pour orgue ou piano à 4 mains (op. posthume 152).

    Si l’on ne tient pas compte des cas extraordinaires (trop grands et « délirants », ou trop influencés par l’orgue italien), on constate un type d’orgue dérivé de l’orgue allemand, à la fois clair et fin, lumineux. Le positif de dos est assez rare, l’ensemble de l’orgue étant enfermé dans un buffet unique (mais de style baroque rococo, qui multiplie les compartiments et distingue les volumes). Le nombre de claviers est assez limité, on trouve beaucoup d’ins- truments à clavier unique (influence italienne), et il n’est pas rare d’avoir de gros instruments disposés sur seulement deux claviers et pédalier, le cas d’Heiligenkreuz (52 jeux sur 2 claviers et pédalier) étant le plus flagrant. La présence de 16’ manuels est rarissime, elle ne concerne que de très grands instruments. En revanche, la présence de jeux graves au pédalier (16’ et grosse quinte de 6’) est un élément caractéristique. Les jeux de fonds de 8’ sont nombreux et variés, avec toutes sortes de formes, de timbre et de matériaux : principaux (avec parfois des dessus doublés), flûtes coniques et à cheminées, bourdons, quintatons, salicionaux et gambes ; en étain, « métal » (étoffe) ou bois (flûtes et bourdons tout en bois). L’orgue d’Heiligenkreuz ne compte pas moins de 9 jeux de 8’ au grand clavier ! Les jeux ondulants peuvent être présents, sous forme de Piffaro. Les jeux de 4’ sont présents également de façon généreuse (souvent 2 ou 3 jeux de 4’ par clavier), on trouve les jeux de 2’ de façon plus parcimonieuse, des jeux de quinte (2 2⁄3 ou 1 1⁄3), des Sesquialtera (presque toujours placées au grand clavier, et non pas au Positif), les mixtures sont bien entendu essentielles, présentes à tous les claviers, même à la Pédale dans les orgues d’un peu d’importance. Les jeux d’anches sont en très petit nombre, très souvent complètement absents des plans sonores manuels, mais très souvent le Posaune 16’ s’impose pour dessiner la basse au pédalier, toutefois, il est absent dans certains orgues de Basse-Autriche et de Styrie (orgues totalement dépourvus de jeux d’anches), au profit d’un jeu de Cornet de III ou IV rangs.

    On peut ainsi citer la composition de l’orgue de Ursberg (abbaye des Prémontrés, près de Munich, Bavière), construit par le facteur Johann Nepomuk Holzhey en 1776 :
    I – Hauptwerk : Principal 8’, Coppel 8’, Flautravers 8’ (dessus, à partir de G 2), Quintaden 8’, Gamba 8’, Onda Maris 8’, Octav 4’, Flötten 4’, Nazart 3’, Superoctav 2’, Sexquialtera III, Mixtur V, Fagot-Oboe 8’.
    II – Positif (de dos) : Gedeckt 8’, Waldflauten 8’, Principal 4’, Flötten 4’, Cornet III (dessus à G2), Schalmey 8’.
    Pédale : Prästant 16’, Subass 16’, Octav-Bass 8’, Violoncelle 8’, Mixtur-Bass V, Bompard 16’, Trompeta 8’.

    Ou celle, à l’opposé géographique et esthétique, de l’orgue Franz-Xaver Christoph de Sonntagberg (Basse-Autriche), construit également en 1776 :
    I – Positif (de dos) : Copel 8’, Prinzipal 4’, Flauto minor (conique) 4’, Fugara 4’, Quint 3’, Octav2’, Mixtur III-IV.
    II – Hauptwerk : Prinzipal II-II 8’, Waldflöte (bouchée) 8’, Viola di Gamba 8’, Salicional 8’, Octave 4’, Flöte (ouverte, en bois) 4’, Quint 3, Octave I-II 2’, Sesquialtera II, Mixtur major V, Mixtur-solo II-IV (grave).
    Pédale : Prinzipal 16’, Subass 16’, Prinzipal 8’, Oktav-Bass 8’, Violoncelle 8’, Quint Bass 6’, Cornet IV.

     

    A partir de ces quelques exemples, nous pourrions proposer la composition suivante pour l’orgue de la collégiale de Montereau-Fault-Yonne :

     

    Soit 26 jeux

    Les claviers seront disposés en « fenêtre » éventuellement fermés par des volets. Les claviers seront en chêne, axés en queue, plaqués d’os pour les naturelles, avec dièses en ébène. L’aspect devra s’inspirer des claviers connus d’Allemagne du Sud, du 18e siècle. En revanche, les dimensions devront s’adapter à une utilisation polyvalente : la division en largeur sera celle de la division actuelle (165 mm à l’octave). Pour la profondeur des claviers, en particulier la longueur des palettes, il conviendra de privilégier une utilisation dans un répertoire étendu, et dans le cadre d’un usage pédagogique du 21e siècle, avec des palettes de 45 mm, et des claviers totalisant 130 mm au maximum, avec un recouvrement d’un clavier sur l’autre laissant une distance disponible au clavier inférieur de 100 mm. Les claviers auront tous les deux 56 touches, d’Ut à Sol.

    Pour le pédalier, l’étendue sera de 32 notes, il sera parallèle, concave, avec des dièses de longueurs progressives.

    Le tirage de jeux sera constitué soit par des tirants en chêne, de section carrée, avec des boutons tournés en ébène (ou en palissandre), soit par des manettes à la façon italienne, disposition qui se trouve fréquemment sur les orgues d’Autriche ou de Bavière. Les noms des jeux seront inscrits à l’encre de chine sur des étiquettes en beau papier velin. Même si cela n’est pas conforme aux modèles historiques, les accouplements et tirasses seront commandés par des pédales en cuiller.

    La fenêtre des claviers comprendra également un banc à hauteur réglable, et un pupitre suffisamment large pour tenir les partitions « à l’italienne ».

    Le facteur devra en outre prévoir l’éclairage du pupitre et du pédalier.

    Le buffet sera conforme aux dessins joints au présent cahier. Ils seront réalisés avec structure en chêne, assemblée à tenons et mortaises chevillés, les panneaux seront soit en massif, soit en latté première face chêne. A l’arrière, les panneaux devront pouvoir s’ouvrir (soit par articulation sur charnières, soit panneaux démontables ajustés par des taquets tournants).

    Un passage de service d’environ 0,60 m devra être ménagé à l’arrière de l’orgue.

    A l’intérieur du buffet, des passerelles et des passages seront ménagés pour les accès nécessaires à l’entretien : accès en démontant des panneaux de l’étage à l’arrière, donnant sur des passerelles entre les sommiers de Grand-Orgue et entre ceux-ci et ceux de Pédale, et passerelles entre les sommiers et la façade de Grand-Orgue.

     

    Les panneaux à l’arrière du soubassement devront pouvoir s’ouvrir de même, pour les accès à la tuyauterie du Brustwerk, ainsi qu’aux organes mécaniques.

    La disposition intérieure sera la suivante :

    Claviers en fenêtre. Sommier de Brustwerk chromatique (avec éventuel renvoi de 6 basses diatoniques), au-dessus de la fenêtre des claviers, et immédiatement sous la façade. Sommiers de Grand-Orgue diatoniques, répartis en trois unités, les basses de part et d’autre, avec les basses vers l’extérieur, et les dessus en « mitre » au centre. Ces sommiers seront au niveau de l’entablement de la partie centrale du buffet. La Pédale sera diatonique, perpen- diculaire, de part et d’aure, un peu en contrebas des sommiers de Grand-Orgue, derrière l’entablement du buffet en parties latérales, avec les basses vers l’arrière, pour une meilleure propagation du son.

    L’alimentation sera composée de la façon suivante :

    Ventilateur neuf (21 m3 à 120 mm, 1 400tr/min), dans une caisse insonorisée, régulation par boîte à rideaux, réservoir primaire, le tout dans le soubassement du buffet de l’orgue. La mise en place de soufflets cunéiformes ne semble pas indispensable, et leur encombrement est très largement supérieur à celui d’un réservoir à plis compensé : la place disponible à la tribune serait donc extrêmement limitée si l’on recourait à des soufflets cunéiformes. De plus, ces derniers représentent un surcoût non négligeable.

    Des porte-vent en bois iront du réservoir aux différents sommiers. Chaque sommier sera équipé d’un dispositif de régulation intégré (réserve sous le sommier, régulée par des soupapes d’introduction et des tables poussées par ressorts). Les pressions seront compatibles avec l’harmonie et les pratiques de l’orgue d’Allemagne du Sud.

    Les sommiers seront neufs, à gravures et registres coulissants. Les matériaux utilisés pourront être le C.P. (tables), le sapin (barres), le red-cedar (soupapes), le chêne (ceinture), l’utilisation de colles vinyliques est autorisée. L’enchapage devra recourir à l’emploi de rondelles, pour une meilleure étanchéité, et un meilleur confort du tirage de jeux. Les boursettes devront être en peau, montées sur osier, les ressorts devront être en laiton, sans boucles. Il est proposé de pratiquer des décharges systématiques en bouts de gravures. La division de chaque sommier devra faire l’objet d’études d’exécution de la part du facteur d’orgues : les dimensions générales sont assez rassemblées au Brustwerk , elles sont beaucoup plus vastes au Grand-Orgue (réparti sur trois sommiers). La disposition des sommiers de Pédale doit permettre d’éviter d’avoir à poster trop de tuyaux. Au Positif, laye à l’arrière, par- dessus (disposition traditionnelle des Positifs classiques), au Grand-Orgue, layes à l’arrière, à la Pédale, layes tournées vers le centre de l’orgue.

    La mécanique des notes sera de type classique : au Grand-Orgue (Hauptwerk), clavier axé en queue actionnant deux séries de balanciers contiguës, pour parvenir à l’aplomb des layes, puis abrégé vertical. Second clavier (Brustwerk), balanciers en éventail en bois, sans abrégé (disposition chromatique), qui foulent les soupapes inversés de la laye à l’arrière. On pourra envisager éventuellement un petit abrégé pour 6 notes graves. A la Pédale, grand abrégé très large, servant en même temps pour les tirasses, venant actionner de façon contiguë deux abrégés perpendiculaires, à l’aplomb des layes. Abrégés en bois, dans la tradition d’Allemagne du Sud. Les plus grands rouleaux (notes graves) seront brisés, c’est à dire qu’il y aura deux rouleaux contigus par note, ceci afin d’éviter les effets de torsion.

     La mécanique des jeux sera directe, par liens en chêne, pilotes tournants, liens et sabres. Les matériaux seront de bois et de métal (acier).

     

    estimation

    Estimation sommaire et prévisionnelle, susceptible d’évoluer, dans un sens comme dans l’autre…
    On peut raisonnablement espérer pouvoir obtenir un devis de 400 000 € H.T.

    Durée prévisionnelle des travaux : 24 mois.

    Ces prix s’entendent hors taxes, et hors honoraires de maîtrise d’oeuvre.

    Il est possible de faire baisser ce prix, en diminuant le nombre de jeux de l’orgue. Mais, bien entendu, celui-ci aura alors moins d’intérêt. Une solution pour faire baisser – provisoirement – le prix, est de prévoir que certains jeux seront « en attente » : leur place sera préparée au sommier, la mécanique prévue pour les recevoir, mais les tuyaux n’y seront pas. On fait donc ainsi diminuer les postes tuyauterie et Harmonie, et dans une moindre mesure le poste montage. La somme ainsi remise « à plus tard » peut atteindre environ 10, voire 15 % du montant total, mais attention à ne pas trop mettre de jeux en attente, sinon l’orgue inachevé n’aura guère de possibilités musicales !

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    La ville de Montereau-fault-Yonne se situe au confluent de la Seine et de l’Yonne. Elle a été le théâtre de nombreuses installations religieuses dont la Collégiale est l’un des rares vestiges. En effet, elle a été fondée en 1195 par l’archevêque de Sens, Michel de Corbeil, pour accueillir un chapitre de neuf chanoines. 

     

    L’édifice que nous voyons aujourd’hui, est le fruit d’une évolution qui s’est faite dans un temps long de plusieurs siècles. 

     

    Débutée au XIIIe siècle par son abside, un premier portail et sa tour nord, elle est principalement bâtie au XVe siècle. Elle prend alors sa composition actuelle : une nef à cinq vaisseaux (une nef centrale et des doubles bas-côtés au Nord et au Sud) qui se développent sur six travées qui se répartissent ainsi : une avant-nef ou narthex, quatre travées dans la nef et une abside à pans coupés et à déambulatoire à trois chapelles rayonnantes.

     

    C’est aussi au XVe siècle que la Collégiale est dotée d’un massif occidental à deux tours.

    Au XVIe siècle, le portail de ce massif occidental ainsi que la rose qui le surplombe sont remis au goût du jour.

    Au XVIIe siècle, ce sont les voûtes qui sont remplacées par un plafond en bois en forme de berceau.

    Le XVIIIe siècle, après des campagnes de travaux de reprises ayant un impact mineur sur l’aspect de l’édifice, la Révolution française frappe la Collégiale, en particulier en 1793. Les révolutionnaires bûchent le tympan du jugement Dernier qui orne le portail ainsi que les armoiries présentes dans la Collégiale.

    Ils pillent également les œuvres d’art, en particulier les sculptures.

    Au XIXe siècle, la Collégiale est restaurée pour être rendu au culte. En péril, elle est inscrite sur la première liste de Monuments Historiques de 1840. 

    En 1940, elle subit de nouveaux dommages importants, suite aux bombardements du pont de Montereau les 14 et 15 juin 1940. 

    Les toitures et les voûtes s’effondrent, l’orgue en dessous est alors gravement endommagé et désormais hors d’usage. 

     

     

    LA GENESE DU PROJET

     

    Il s’agit donc de présenter une proposition pour remettre en place un orgue dans la Collégiale de Montereau-fault-Yonne. 

    L’association des amis de la Collégiale Notre-Dame et Saint-Loup est en charge de ce projet avec l’approbation de Monsieur Yves Jégo, Député-Maire de Montereau.

    Il a été décidé qu’une tribune supportant l’orgue devrait prendre place dans la première travée de la nef, c’est à dire à son emplacement d’origine qui est idéal pour la diffusion du son.

     Cependant, un certain nombre de risques avaient été pointés dès le début de cette étude notamment par l’Architecte en Chef des Monuments Historiques, Pierre-André Lablaude, concernant la fragilité du mur occidental qui a été restauré récemment par son confrère Jacques Moulin. 

    On a donc opté pour une structure auto-portante qui n’interfère en rien avec la structure de l’édifice. L’emplacement présente également un risque archéologique certain du fait de la coutume de se faire enterrer  au droit de l’entrée pour y être «piétiné». 

    Des sondages archéologiques seront peut-être nécessaires. De même des sondages permettant d’identifier la nature du sol ainsi que les massifs de fondations doivent être réalisés. 

     

     

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  • Au début du XVIIème siècle la Collégiale de Montereau possédait des grandes orgues en deux corps séparés. On peut en suivre l’histoire dans les archives de la ville. Elles furent réalisées par le facteur Jacques LABBE en 1626.

    Cet orgue fut remplacé en 1767 par un nouvel instrument dont la construction dura jusqu’en 1771 et fut l’œuvre du facteur Pierre CLEMENT de Provins. Quatre ans plus tard l’instrument fut augmenté et le buffet construit sur les plans de Pierre CLEMENT.

     

    l'orgue vu depuis le bas-coté sud      orgue vu de la voute

     

    L’instrument fut détruit pendant la deuxième guerre mondiale. 

    En 1964 la maison HAERPFER-ERMAN de Boulay, installa dans une chapelle du bas-coté sud, au niveau du sol, un orgue de 14 jeux à deux claviers et un pédalier.

    Cet orgue fut déplacé dans le chœur, pour plusieurs années. Pour se faire, on enleva et stocka dans une chapelle le très beau maître-autel en bois qui date de 1723. En 2004 l’orgue a été remis dans la chapelle sud afin de dégager le chœur et la perspective sur la chapelle absidiale de la Vierge et ses vitraux. Le maître-autel en bois fut replacé dans le chœur.

    La tribune de l’orgue de Pierre CLEMENT fut détruit lors des bombardements de juin 1940. La rosace tomba sur l’orgue qui fut alors exposé aux intempéries. La tribune qui le supportait s’affaissait de plus en plus. Le buffet penchait er risquait de s’écrouler. Il faut noter que cette tribune a toujours été l’objet de crainte, car elle supportait difficilement l’instrument trop lourd. La tribune reposait sur des piliers en bois vermoulu car peu entretenus.

     En 1869 sa reconstruction fut envisagée et plusieurs projets présentés. Mais le coût et la difficulté que représentait la dépose des orgues firent que le projet fut abandonné.

    La tribune était soutenue en son milieu par un pilier qui fut posé en 1759 en remplacement d’un autre qui avait certainement été posé lui-même lors de la construction de la tribune et de la pose du premier orgue. Ce pilier mal placé masquait la perspective et présentait un danger.

    En 1940 les membres de la jeunesse catholique récupérèrent les tuyaux (80% d’étain) pour les soustraire à la convoitise des allemands qui réquisitionnaient les métaux non ferreux. Ils ne furent jamais retrouvés.

     

    Les piliers en bois vermoulu risquaient de s’écrouler et d’entrainer la tribune. Aussi fut-elle définitivement démontée en septembre 1949. L’architecte des beaux arts, Monsieur BRAY, qui dirigea les travaux avait envisagé de reconstruire une tribune en ciment armé. Le projet ne fut pas réalisé.

    vue de la nef avec l'orgue

     

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